Evergreen ecolodge
Nous prenons le bus de Katmandou jusqu’au Chitwan national park, au Sud du pays. 5-6 heures plus tard, on arrive à Sauraha, ville très touristique qui sert de porte d’entrée dans le parc national. On ressent directement qu’ici il fait plus chaud, et plus humide.
On arrive à notre lodge, réservée quelques jours plus tôt à la suite d’un conseil sur le forum du site tourdumondiste (notre bible pour des bons plans de voyage!). Il s’agit du “Evergreen ecolodge” un endroit fantastique! Tout est pensé “tourisme durable”. Toutes les constructions et décos sont faites en matériaux de récupération. Nous, on dort dans le “love nest”, petite cabane en bois au toit de feuilles de palmiers perchée en haut d’une construction en bambou. C’est comme le nid du Marsupilami!
C’est tout simple; il y a juste la place pour un matelas et une moustiquaire à l’intérieur. A l’extérieur, sur la petite plateforme en hauteur, on a un mini évier, un miroir, et une cabine avec toilettes sèches.
Ici, toutes les cabanes et bungalow sont différents. On peut dormir en hauteur, tout comme on peut dormir dans un vieux bus aménagé ou dans une maisonnette faite avec des bouteilles. Toutes ces cabanes sont disposées dans un grand jardin verdoyant, parsemé de hamacs et de petits coins détente, tout dépareillés.
Les murs de la réception sont faits avec des bouteilles en verre. Ici, on ne paye pas grand chose pour re-remplir nos bouteilles d’eau, afin d’éviter le gaspillage de l’achat de nouvelles bouteilles en plastique. La nourriture proposée est 100% végétarienne et les pailles sont en alu. La douche est à l’extérieur, chauffée avec des panneaux solaires: On adore cet endroit! Si seulement plus de monde suivait ce modèle!
Le soir, on part se balader le long de la rivière. Là, on voit des crocodiles!!! (Ça commence bien!)
On soupe ensuite à l’écolodge avec un délicieux burger végétarien et un plat indien. On se met vite au lit, bien à l’abri dans notre moustiquaire. En effet, le seul hic de cet endroit, il apparaît dès que la nuit tombe: les moustiques! (et ils sont énormes, en grand nombre, et super-puissants!)
Une aventure dans la jungle…en vélo!
Pour notre première journée ici, nous décidons de louer des vélos pour la journée. Les sympathiques propriétaires de la lodge nous conseillent de nous rendre dans la région des “20’000 lacs”, zone forestière protégée qui se situe à l’extérieur du parc national, juste à la frontière.
On prend un certain temps pour choisir nos vélos – de récup’ eux aussi. On prend les moins pourris, du moins, ceux qui nous paraissent roulables. Ils ont look (et peut-être même la date) des années 60. Un frein sur deux est cassé, et l’autre a besoin d’un certain temps pour accomplir sa mission. Evidemment, il n’y a pas de vitesse, la selle est rigide comme du béton, et les couleurs, rose Barbie et violet, sont superbes. Le mien a même un joli panier. Ces vélos sont incroyables (et ça nous coûte 2,50 CHF la journée).
Et c’est parti pour l’aventure! Grâce à l’application maps.me, on s’enfonce dans la campagne. On trouve un chemin dans les petits villages, où tout le monde nous salue à grands coups de “Namaste!”, avec de grands sourires aux lèvres. Il faut dire qu’il y a de quoi faire sourire: on est les seuls étrangers, chevauchant de magnifiques vélos de princesses rétros, rebondissant sur les routes non goudronnées caillouteuses et pleines de trous.
On croise les enfants en uniforme qui vont à l’école, on croise les paysans qui travaillent. Les maisons sont simples, parfois faites en terre. Elles ont presque toutes une grange (ou plutôt une cabane sur pilotis) avec le foin en haut et un buffle et des chèvres juste en-dessous. Les poules, les canards et les chiens se partagent la route. Ces scènes sont bucoliques!
On traverse alors une rivière. On enlève nos chaussures, et on pousse nos montures dans l’eau. Et c’est là que nous arrivons à l’entrée de la forêt! La route devient une piste de jeep, elle est caillouteuse et pleine de trous! C’est assez casse-dos, avec ces vélos souples comme des barres à mine. Il faut être fou pour faire cette route à vélo! (D’ailleurs il n’y a que nous sur le chemin. Les seuls véhicules que l’on croise parfois, c’est des jeeps et quelques scooters. A part ça, on est seul.)
On arrive au bord d’un premier lac à l’eau brunâtre. On y voit des oiseaux, des poissons qui sautent et même des crocodiles! On s’enfonce un peu dans un sentier, la végétation est très haute et très dense. Là, on tombe sur une très grosse emprunte de …chat? Oui, mais alors un GROS chat…un TRES gros chat… un TRES, TRES gros chat… A moins que ce ne soit l’emprunte…d’un tigre? Oui, c’est bien ça, sans l’ombre d’un doute! J’ai oublié de dire que cette région est l’habitat des tigres du Bengale, et la population de ces derniers se porte bien! Dans le passé, les tigres avaient été décimés à cause du braconnage, il n’en restait presque plus! Le Népal a ensuite pris des mesures et la population de tigres a doublé depuis 2009. Selon le WWF, le nombre d’individus est aujourd’hui estimé à environ 235. (Merci les troupes de patrouilleurs militaires armés anti-braconnage. D’ailleurs, on en a croisés, et ils ont presque les mêmes vélos que nous! 😉 )
Bref, on sait donc qu’il y a des tigres dans le région, et on sursaute à un moment en voyant une ombre suivie d’un cris étrange, juste devant nous dans les hautes herbes. Mieux vaut ne pas trop traîner dans cette végétation!
On continue notre chemin, et on croise une grande famille de singes, qui sautent d’arbres en arbres. On arrive alors vers un lac beaucoup plus grand, entouré de grands arbres. Les reflets dans l’eau sont superbes. Sur le chemin, on croise des jeeps pleines de touristes népalais. Vu comme ils nous regardent et nous photographient, on a l’impression de faire partie de la faune du safari! Hahaha!
Sur le chemin du retour, alors que l’on pédale dur sur nos belles bicyclettes, Yorick s’arrête soudainement au milieu de la route. Je m’arrête à mon tour. Il semble regarder sur la droite. Je tourne la tête, et je vois, juste à côté de nous, à peut-être 3 mètres de distance, une énorme silhouette grise, (mal) cachée derrière quelques buissons. La créature est immobile et nous regarde à travers les fourrés: c’est un rhinocéros!!! Mon sang ne fait qu’un tour. Je regarde Yorick, silencieux. On ne fait rien, on est juste pétrifié sur place. On ressent alors un mélange de fascination, de joie intense, et de crainte. Cet animal est ENORME. On a l’impression d’être dans Jurassic Park face à un tricératops. Que faire s’il nous charge?! On est seul et sans défense (hormis nos vélos roses). On se regarde alors avec Yorick, figés comme des statues. Le rhino nous regarde, on entend son souffle. Il a l’air aussi effrayé que nous, mais pas agressif. Puis, deux scooters passent. L’animal s’enfonce un peu dans les bois, mais il ne s’en va pas. On pense alors que ça vaudrait le coup d’attendre qu’il sorte, car il souhaite probablement traverser la route.
On attend un peu, on l’entend se déplacer dans les hautes herbes, et, une fois un peu plus loin, ça ne manque pas : il sort des buissons et traverse la route! On se rapproche (on se dit que s’il était de mauvais poil il nous aurait déjà chargé quand il était juste à côté de nous) et on l’observe alors dans toute sa grandeur. Quel bel animal! Il descend ensuite de l’autre côté de la route et traverse la rivière à la nage. On se rapproche un peu plus pour le prendre en photos.
Une fois sur la berge, il a l’air de se sentir moins menacé (nous aussi) et il se retourne pour nous observer de longues minutes, avec ses mignonnes petites oreilles dressées sur sa tête. Il semble carrément curieux! Au bout d’un moment, il décide de s’en aller. Ouaw! On saute de joie avec Yorick! Quelle chance on a eue! Ce moment était complètement fou, d’une rare intensité! On est sur un petit nuage lorsque l’on reprend la route. On croisera encore des biches sur le chemin du retour.
Et bien, cette balade à vélo était extraordinaire!
Safari à pied
Le lendemain, nous avons réservé une excursion d’une journée pour découvrir l’intérieur du parc national. Accompagnés de deux guides, nous partons à la découverte de la jungle à pied. La journée commence par deux heures de canoë (creusé dans un tronc d’arbre) pour descendre la rivière.
Là, on observe une quantité incroyable de crocodiles! Il y en a deux espèces: celle avec le museau rond et court, et celle avec le museau long et fin, moins dangereuse car elle ne mange que du poisson.
On observe aussi énormément d’oiseaux: paon, martins-pêcheurs, hérons…on voit même un rhino de loin et des singes jouer dans les arbres. Les couleurs matinales sont très jolies.
Puis, nous accostons et nous voilà partis pour la “jungle walk”! Dans notre team, nous sommes avec Anna et Dario, un couple de suisses-allemands.
La marche commence dans de très, très hautes herbes (plusieurs mètres de haut). Voir un animal de loin est donc impossible, mais on peut tomber dessus à l’improviste! Là, on repense aux consignes de sécurité dans le cas où on croiserait un animal d’humeur agressive: courir en zigzag et grimper dans un arbre dans le cas d’une charge de rhino (on savait pas ça, hier!), faire du bruit et des grands gestes et jeter des pierres dans le cas d’une attaque d’ours (le plus dangereux selon les guides) et idem dans le cas d’une attaque de tigre. Mais bon, parait-il que si on garde nos distances, il ne devrait pas y avoir de problèmes.
Très rassurant tout ça! (D’autant plus que nos guides sont lourdement armés…d’un bâton! )
Du coup, à chaque bruissement de feuille, l’excitation est totale!
Puis, nous entrons dans la forêt. Là, on est vraiment dans la jungle! On est complètement silencieux, tous nos sens sont en éveil. On essaye de faire le moins de bruit possible à chacun de nos pas. Soudain, on entend un gros bruissement derrière les feuillages. Les guides ramassent des pierres et se tiennent prêts, avec leur bâton en position. Puis, le bruit se déplace très rapidement. On sent notre cœur battre à mille à l’heure. Enfin, l’animal s’en va. On n’aura jamais su ce que c’était. Très vite, on tombe sur un grand nombre d’empruntes de tigres. Elles sont fraîches! Et vu la taille des pattes, on imagine la taille du gros chat. On trouve aussi des excréments et des marques de griffures sur un arbre.
A cet endroit précis, les guides pensent que c’est une bonne idée de s’arrêter pour pique-niquer et attendre en silence. Ils ont pu y observer des tigres il n’y a pas si longtemps.
On mange donc notre (mauvais) sandwich préparé par l’écolodge. Et là, on attend. Silencieux comme des tombes, on reste ici pendant deux bonnes heures, guettant la présence du félin. On sursaute, lorsqu’une poule sauvage s’envole brusquement. Mais rien d’autre. On voit quelques biches au loin (garde-manger de gros minet) mais rien de plus. Les guides nous disent quand même qu’il faut être très, très chanceux pour apercevoir un tigre!
Au bout d’un moment, on se résigne. On continue alors notre exploration de la jungle. Très vite, le sentier disparaît dans la végétation et on s’enfonce dans les plantes bras tendus pour se frayer un chemin. On se fait attaquer par des sangsues (suppôt de Satan!) avant de tomber sur…UN OURS! OUAW, quelle chance! A nouveau, les guides ramassent une pierre et se tiennent en position. L’animal est assez éloigné, droit devant nous sur le sentier. Il continue son petit bonhomme de chemin sans même nous remarquer.

Les guides tendus lorsqu’ils aperçoivent l’ours à une trentaine de mètres.
On attend qu’il disparaisse avant de continuer. On marche beaucoup, il fait très chaud et très humide. C’est assez éprouvant d’évoluer sur un tel terrain, d’autant plus que tous nos sens sont en alerte, sans interruption.
Vers la fin de la journée, on se fraye un chemin dans les hautes herbes marécageuses pour aller au bord de la rivière. (Si là on ne choppe pas des tiques ou des sangsues, c’est un miracle!) Les herbes sont irritantes et presque tranchantes. On aperçoit alors un rhino, assez loin, posé dans la rivière.
On rentre une fois le soleil couché, crevé mais ravi de cette journée!
Elephant Happy Hour
Un autre jour, nous avons rendez-vous avec Floriane, une française qui travaille bénévolement pour l’ONG “Stand up 4 elephants”. Cette association lutte pour de meilleures conditions de vie des éléphants captifs du Népal.
En effet, les “tours à dos d’éléphants” sont encore très prisés à Chitwan. La demande provient majoritairement des touristes népalais, indiens et chinois et environ 10% des clients sont occidentaux. Cela entraîne un marché noir d’éléphants achetés en Inde par de riches propriétaires népalais (acheter un éléphant, ça coûte 60’000 $). Ces animaux, qui sont puissants et dangereux, sont ensuite éduqués pour se soumettre à l’homme. Le problème, c’est que les méthodes sont très violentes. Les bébés éléphants sont maltraités, privés de nourriture, brûlés et frappés jusqu’à ce qu’ils se soumettent totalement. Il faut encore parler de la triste de vie qu’ont ces éléphants par la suite: Ils travaillent toute la journée, 7 jours sur 7. Une fois la journée terminée, ils sont enchaînés aux pattes et ne peuvent pas bouger. Ils n’ont donc JAMAIS l’occasion de se promener librement, même pas dans un parc, et ces chaînes leurs infligent de vilaines blessures. Enfin, ces animaux sont détenus seuls, alors que ce sont des animaux sociaux très intelligents qui ont besoin d’interactions avec d’autres éléphants. Ils dépérissent donc peu à peu, physiquement et mentalement.
C’est dans ce contexte que l’association travaille. Elle essaye d’améliorer cette triste vie, à travers différents projets. D’abord, elle soigne gratuitement les blessures des éléphants. Ensuite, elle a mis sur pied le projet “Elephant Happy Hour”, qui offre 1 heure 30 de liberté totale à un éléphant. Pour ce faire, les touristes payent, “louent” l’éléphant pour le laisser faire ce qu’il veut, sans chaînes ni parc, en pleine jungle. Il peut ainsi se gratter, se rouler dans la boue, s’asperger de poussière, manger des herbes dans la forêt, ou tout simplement se balader de son plein gré sans recevoir d’ordres d’un humain. Ces activités “d’éléphants” leurs sont normalement interdites.
“Mais alors, pourquoi continuer à payer pour alimenter le commerce d’éléphants captifs?” C’est ce dont on a pensé avant de se lancer dans cette activité. Il faut savoir que le Népal est l’un des pays les plus pauvres du monde. Le Mahout – l’homme qui “conduit” l’éléphant lorsqu’il porte des touristes, le nourrit et le garde – n’est pas propriétaire de l’animal. Il est en fait embauché par le riche propriétaire de l’éléphant et reçoit un maigre salaire. Il fait partie des plus pauvres de la société. Il est lié au même éléphant pendant de longues années. Le Mahout dort, avec sa famille, entre quatre tôles, à côté de l’éléphant qu’il garde.
Il y a également un autre problème. Le gouvernement népalais interdit de remettre des éléphants captifs en liberté en invoquant la raison suivante: a cause de la déforestation, il n’y a plus assez d’habitat pour ces animaux. Ils se rapprocheraient trop des villages et seraient une menace, causant destruction des récoltes et des infrastructures, sans parler des attaques sur les hommes qui ne sont pas rares. L’utopie de relâcher ces animaux dans la nature n’est donc malheureusement pas envisageable.
Dans un tel contexte très complexe, il est alors impossible d’arriver ici, du jour au lendemain, avec nos grandes bottes d’occidentaux, et de dire “stoppez cette activité”. L’association essaye donc de travailler AVEC les locaux et non CONTRE les locaux afin de faire changer les mentalités. Petit-à-petit, elle gagne leur confiance, pour qu’à long terme, le changement vienne d’eux. Pour ce faire, elle montre aux propriétaires qu’il est toujours possible de gagner de l’argent (voir plus) avec ces éléphants, mais d’une manière plus éthique. Elle essaye de leur faire comprendre que des gens sont prêts à payer juste pour voir un éléphant évoluer dans son environnement naturel, et non pas pour le voir faire des tours ou pour pouvoir grimper sur son dos. Cette idée est encore difficilement concevable pour les népalais.
Elle travaille aussi à la sensibilisation des touristes pour qu’ils choisissent de ne plus faire de balades à dos d’éléphants. Enfin, cette ONG a acheté un petit terrain dans la jungle et a pour projet à long terme de créer un parc pour que les éléphants captifs puissent y vivre leurs vieux jours.
Bref, convaincus, on tente alors l’expérience du “Elephant Happy Hour”! Un matin, on se rend dans un village voisin, où “Sanshi”, une éléphante de 60 ans, finit sa matinée de travail, commencée à 6h. Son Mahout lui enlève alors sa “selle”. Elle vient vers nous et on lui donne des concombres pour “faire connaissance” Sa taille est impressionnante. On respecte alors les quelques consignes de sécurité: (ben ouais, on est quand même face à un animal de plusieurs tonnes, en liberté!) pas de geste brusque, contacts physiques uniquement lorsqu’on la nourrit mais pas après, montrer nos mains vides à l’animal une fois que l’on a plus rien à lui donner.
Puis, une fois que Sanshi a tout boulotté, elle s’en va faire son “happy hour”. Elle entre dans la forêt, et nous, on la suit à distance. Directement, elle s’asperge de poussière. C’est un moyen de protéger sa peau fragile contre les insectes. D’habitude, cette activité lui est interdite pour qu’elle soit “propre” pour les clients. Elle se grattouille ensuite de longues minutes contre un arbre. C’est super de la voir! On a beaucoup de plaisir à participer à cette activité. C’est aussi l’occasion pour nous de côtoyer cet animal qu’on adore sans lui faire de mal. Pendant ce temps, on a de longues discussions avec Floriane, qui connaît absolument TOUT sur les éléphants et leurs tristes conditions ici au Népal.
Le Mahout, habillé en haillons, vient avec nous, mais il a pour consignes de laisser Sanshi faire ce qu’elle veut. Il est sympa, d’ailleurs il en profite pour partir à la cueillettes de champignons hallucinogènes qui poussent dans les crottes de rhinos (il n’y a pas de petits profits!).
Le temps passe très vite, et une fois les 1 heures 30 terminées, il est temps pour Sanshi et son Mahout de retourner travailler…Elle traîne les pieds lorsqu’il lui fait comprendre qu’il faut rentrer…On voit qu’elle n’en a pas envie. Espérons que les mentalités finissent par changer!
Enfin, en plus de ce qu’on a déjà payé pour l’activité, on décide de faire un don de 5000 roupies (environ 45 CHF) à l’association, en prenant dans notre cagnotte. Plus d’infos sur le site de l’association: https://www.su4e.org
Un rhino dans la ville
Nous passons environ une semaine dans la ville de Sauraha. Outre les activités de “découverte de la jungle”, on en profite aussi pour chiller quelques jours dans l’écolodge et se faire quelques bons restaurants. Ne rien faire, ça fait du bien parfois! Ah oui, et il faut aussi que je vous raconte cette histoire (ça m’aidera à faire mon deuil). Un jour, j’ai la bonne idée de me rendre chez le “coiffeur” népalais… GRAVE ERREUR! En l’espace de deux minutes et de 4 coups de ciseaux (au sens propre du terme) je perds 20 cm de cheveux. UN CAUCHEMAR. Bon, je savais bien que ça risquerait d’être approximatif, mais j’avais pas non plus demandé un carré plongeant avec dégradé et balayage, tail and dail et lissage brésilien! J’avais juste demandé de me raccourcir un peu les cheveux. (Je pensais que ça serait faisable!) A voir, ledit coiffeur n’avait jamais tenu de ciseaux de sa vie, ni jamais coupé de cheveux longs! Il tenait de vieux ciseaux rouillés (genre ciseaux d’école enfantine) et d’une seule main tremblante, il me coupe 4 mèches, et PAF c’est terminé – deux minutes top chrono. Au vu du désastre, je lui demande d’égaliser (parce que 5 cm de différence d’une mèche à l’autre, il me semble que ça se voit à l’œil nu.) Bref. La prochaine fois, je demanderai à Yorick.
Pendant cette semaine, les matins et les soirs, nous prenons l’habitude d’aller nous promener en longeant la rivière. C’est à ce moment que les animaux sortent, et nous aimerions maximiser nos chances d’en apercevoir. Un matin, nous apercevons deux sangliers!

balade matinale
Un soir, nous voyons un attroupement de gens, juste à la fin de la route, là où on aperçoit la rivière. On s’approche, et à notre grand étonnement, on voit… un rhinocéros, juste là, qui broute paisiblement. Il semble ne pas du tout prêter attention à tout ce qui l’entoure. C’est étrange, “notre” rhino, aperçu dans la forêt l’autre jour, était, lui, tétanisé en nous voyant!
En discutant avec des locaux, on apprend que c’est un jeune rhino qui est semi-apprivoisé. Il est devenu orphelin très jeune, et un jour, il s’est fait méchamment blesser par des gros mâles. Il a ensuite été soigné par des hommes du gouvernement, puis a été relâché dans la nature. Cependant, il est resté très proches des hommes. D’ailleurs, très vite, il monte le talus et arrive sur la route! Toute la foule s’écarte.
Bébé rhino continue son petit bonhomme de chemin, croisant voitures, scooters et chiens effrayés. L’animal ne montre aucun signe de peur, c’est comme s’il ne voyait rien. On le suit un moment, avec un groupe de curieux. Un militaire nous accompagne, essayant tant bien que mal de sécuriser la zone. Cette scène est beaucoup trop drôle! On dirait le Messie, avançant vers l’inconnu, suivi par son groupe de disciples. Au bout d’un moment, il disparaît dans un jardin.
Chère Mandy Yorick est sûrement un très bon coiffeur sinon un bon truc pour avoir un super dégradé c’est de te faire une queue de cheval sur la tête mettre la tête en bas et couper le bout de la queue….
Haha, oui il aurait fait mieux! Merci pour ton conseil, mais la prochaine fois que je me coupe les cheveux, ça sera pas avant que je rentre 😉 (ils sont tellement courts maintenant😂)
Hello les voyageurs!
J’ai adoré cette aventure dans la jungle de Chitwan. Magnifique tous ces animaux! J’ai aussi décidé de faire un don à cette association pour les éléphants! c’est super qu’il existe des gens comme ça. Merci de partager avec nous “vos bonnes adresses” pour la protection de la nature. Pouvoir donner à des petites associations je pense que l’on en fait parfois beaucoup plus ainsi!
A bientôt 🙂 et bonne continuations
Ohh merci cousine! Et merci pour les éléphants du Népal! (Et cette association fait vraiment du bon boulot, mais c’est très difficile pour eux, parce que la situation est tellement complexe la-bas! Ils ont besoin de soutien alors c’est cool 🙂
Des becs!
Coucou Mandy et les lecteurs; moi j ‘ai eu la chance de rencontrer Mandy à l’écolodge à son retour du tour de vélo… Fantastique! le blog est très sympa à lire, mais en réel, c’était absolument fabuleux d’avoir les commentaires. Mandy, j’étais avec des amis et un jeune couple franco népalais avec une petite fille pour te remémorer; je vous suis avec grand plaisir!
Hello! Merci beaucoup pour ton gentil commentairen ça fait plaisir. (Je me rappelle bien de vous!) 🙂
Bonjour,
Super votre voyage ! Avez vous réservé l’ensemble des activités via votre lodge ? En terme de prix, est ce qu’ils vous semblaient élevés ?
Merci beaucoup
Marine
Bonjour, merci pour votre message!
Oui nous étions passés par Evergreen. Les prix étaient tout à fait corrects (nous avions sondé un peu les autres offres dans le village pour comparer avant!)