Croisière plongée à Komodo
le 27 juillet, nous nous envolons pour la ville de Labuan Bajo, sur l’île de Florès. Là, nous découvrons un joli hostel coloré avec une magnifique piscine et un manguier vicieux. C’est de là que nous partirons pour quatre jours de croisière plongée dans l’un des plus beaux sites du monde, le parc national de Komodo!
Nous partons le 29 juillet avec l’agence “Dragon dive Komodo”, à bord du “Shenron”, bateau traditionnel tout en bois. On découvre nos deux instructeurs: Simon, blondinet à lunettes rondes, tatoué, qui vient du Danemark (il ressemble à Daniel Jackson dans Stargate SG1) et Olaya, grande blonde d’Espagne. Ils sont cools, et surtout, ils sont humbles et pas grandes gueules (comme le sont souvent les instructeurs et divemaster dans le milieu de la plongée)… Avec nous, cinq autres plongeurs: Laurent, français cinquantenaire prof de lycée et instructeur de plongée en mode vieille école, Oliver, jeune suisse-allemand sympa, Antoine, jeune français en fin de 10 mois de voyage, Jessy, australienne de Margaret River, et finalement Derick, un américain étrange (je soupçonne un petit Asperger). Nous ne sommes que sept sur un bateau prévu pour douze; on aura de la place! On rencontre aussi l’équipage, des jeunes indonésiens hypers bonnards et souriants.
Le bateau est superbe. Tout en bois, avec un pont supérieur recouvert d’une moquette verte et de poufs et coussins colorés. Notre chambre est finalement “privée”, alors qu’on avait choisi de dormir en dortoir pour des raisons économiques (mais on nous a surclassé! trop bien!).
On forme alors les groupes de plongée. Nous, on sera avec Laurent et Simon. Cela fait tout drôle, c’est la première fois que l’on fait partie du groupe des “expérimentés!” 😉 Oliver nous rejoindra par la suite. Chouette équipe, longues plongées et surtout, chouette instructeur! Simon, il est top!
Le planning, c’est trois plongées par jour pendant quatre jours. On visitera le centre et le Nord du parc national, avec des sites emblématiques tels que “Police Corner”, “Batu Bolong”, “Cauldron”, “Golden passage”, “Castle Rock” ou encore “Manta point”.
Ah, la plongée à Komodo! Dès la première, on est subjugué par la taille, la beauté et la diversité de TOUT! Les coraux durs et les coraux mous sont en pleine santé, et il y a tellement d’espèces qu’on ne sait plus où donner de la tête.
Pareil pour les poissons, qui sont présents en quantité! On s’est retrouvé dans une boule géante de milliers de fusiliers, et on a pu assister à des scènes de chasse de carangues géantes qui font la loi. Tout ça, mêlé à des bancs de centaines de chirurgiens, de platax, de barracudas…Il y a tellement d’action sous l’eau qu’on ne sait plus où regarder tellement il y a des choses qui se passent partout.
Ah, et que dire des tortues! Lors de notre première plongée, elles sont partout, j’en ai compté plus d’une vingtaine en 60 minutes!
Les topographies sont aussi bien variées: Jardins de coraux, tombants, canyon, grotte, château de roche, sable…On a pu expérimenter le fameux courant de Komodo, s’accrochant aux rochers du célèbre “shot gun”! Et bah, c’est pas de la pacotille ce courant! Rien qu’en tournant la tête, le masque et le détendeur se faisaient presque arracher, tellement c’était puissant! (Pas pour les débutants, ces endroits).
On a la chance d’assister à un festival de requins pointes blanches, pointes noires, ainsi que des requins gris. On voit aussi des majestueuses raies aigles (avec leur bouille bien connue) et, (enfin!!!) on a la surprise de croiser le chemin… de raies mantas! A plusieurs reprises, on a droit à ces géantes des mers. Elles sont si paisibles, on dirait qu’elles volent. Elles me font penser à un mélange entre un vaisseau spacial et un tapis volant. Certaines mesurent jusqu’à 3 mètres. On est tellement content, ça faisait si longtemps qu’on en rêvait!
On fait aussi une plongée de nuit, où on croisera un nudibranche de 30 cm de long!!! (truc de fou!)
Enfin, à chaque plongée, on croise une myriade de poissons de récifs: des nuages d’anthias, des labres, des poissons coffres, des poissons papillons, anges, balistes, napoléon, perroquets…C’est un festival de couleurs. Parfois, il y a tellement de poissons concentrés au même endroit qu’il faut presque les pousser pour y voir quelque chose! 😉
Un matin, on s’arrête sur l’île de Rincah. C’est une réserve naturelle où vivent les fameux dragons de Komodo! On en voit deux, qui traînent derrière les cuisines du restaurant de la réserve. (Comme par hasard!…Soi-disant qu’ils ne les nourrissent pas…permettez-moi d’en douter…) Enfin bref. Quoi qu’il en soit, ces animaux sont tout de même en liberté, et c’est quand même de véritables dinosaures! Ils sont gigantesques (certains mesurent jusqu’à trois mètres de long). Ce qui me surprend le plus, c’est à quel point ils sont massifs. Les pattes, les griffes, la tête, la langue, tout est énorme.
Un ranger est avec nous, avec son bâton dans la main, au cas où…C’est que ça peut être dangereux, ces bestiaux! Ils se nourrissent de petits mammifères, de singes et de cerfs (!!!) auxquels ils injectent leur venin. Et oui, cela fait peu de temps que les scientifiques ont découvert que ce ne sont pas des bactéries – comme on le croyait – mais bien un venin qui tue les proies de ce lézard géant. Sur cette île, il y en a environ 1’500, et sur l’île voisine, Komodo, environ le même nombre. Ces animaux, comme beaucoup, sont en danger d’extinction. Puis, on se balade un peu sur l’île dans une sorte de savane. C’est la saison sèche, tout est jaune. Les paysages sont magnifiques, et spécialement la vue sur la baie.
Un matin, on aperçoit des dauphins qui jouent quelques secondes vers l’avant du bateau.
Il ne m’en fallait pas plus pour trouver ces quelques jours…PARFAITS! Excellente nourriture, superbe ambiance au sein de notre petite équipe, ces quatre jours passent beaucoup trop vite (comme tout ce qui est cool d’ailleurs). On rentre à l’hostel des étoiles plein les yeux! Ce jour-là, c’est le premier août. On le fêtera en faisant un bière pong avec notre compatriote suisse-allemand.
Joyeux anniversaire!
3 août 2019. Aujourd’hui, cela fait un an que nous avons quitté la Suisse pour vivre cette belle aventure! C’est fou comme le temps passe, sans que l’on s’en rende compte. En même temps, quand on repense à nos premiers souvenirs de voyage – comme Vienne où le Monténégro – ça semble si loin…On a vu et fait tellement de choses depuis, c’est dingue! Je crois que nous sommes en train d’emmagasiner autant de souvenirs qu’en 20 ans en Suisse avec notre routine habituelle. Une chose est certaine; nous ne sommes pas encore prêts pour rentrer. Niveau budget, on a encore des réserves! Pour faire un premier pointage, on a dépensé au jour d’aujourd’hui environ 24’000 CHF par personne, dont 4’000 CHF rien que de plongée – ouais, on a dépensé sans compter à ce niveau-là ;-). En tout cas, on ne regrette rien, et on est prêt à poursuivre l’aventure encore quelques mois.
Ce jour-là, on décide de refaire une dernière journée plongée dans le parc national. On repart avec la même agence, dans le Nord. Cependant, nous aurons une nouvelle instructrice – à notre grand désarroi! En effet, ce sera un gros FAIL. (Et c’est là qu’on est content d’avoir un bon niveau de plongée et de ne pouvoir compter que sur nous-même.) On aura droit à une instructrice qui rate le spot de plongée, qui du coup fait remonter tout le monde en panique, beaucoup trop vite, sans faire ni de safety stop ni de largage de parachute (le parachute, c’est la bouée de sécurité qui annonce aux bateaux qu’il y a des plongeurs dessous, histoire d’éviter de se faire couper en deux). Cette même instructrice démontrera quelques impolitesses sous l’eau, passant sans scrupule devant d’autres groupes de plongeurs, alors même qu’il y a une “file d’attente” pour un spot assez délicat. Enfin, on aura droit à l’un de nos compagnons de plongée débutant qui, oh surprise, n’aura plus que 30 bars dans sa bouteille avant de commencer la remontée. Il devra donc respirer sur le détendeur de secours de l’instructrice. Et bien et bien, quelle journée intéressante! hahaha! On va dire que ça nous fait de l’expérience en plus!
24 heures de ferry jusqu’à Bali
Le 5 août, nous quittons Florès en Ferry. On se dit que c’est plus écolo que l’avion et que c’est surtout pas mal moins cher! (18 CHF par personne). On se rend donc au port, et là on découvre le gros bateau. On prend nos quartiers dans notre dortoir géant. Il n’y a que des locaux, cette fois on est à nouveau des vrais routards! Je vous décris la scène: on a deux lits dans un dortoir d’environ 30 places, au 3ème pont. Il doit y avoir plusieurs dizaines de dortoirs semblables répartis sur les différents ponts du bateau. Les gens nous dévisagent, nos voisines de lit nous prennent en photo. Un vendeur ambulant nous vend des œufs durs. Ce sera le repas le plus sain de ces 24 prochaines heures.(Les donuts, la glace, les biscuits et les noodles, je ne les compte pas la-dedans). Tout n’est pas très propre, mais on va faire avec.
Puis, vient le moment que je redoutais le plus: le besoin de faire pipi! Vu la gueule du dortoir, je n’ose pas imaginer celle des WC. Du coup, ma peur se révèle une réalité. J’entre dans les toilettes, qui doivent être les toilettes les plus horribles de l’histoire des toilettes. Elles sont remplies de pisse et autres substances jusqu’en haut de la cuvette, avec une odeur abominable, pas lavées depuis des lustres, du jus par terre…Je prends donc mes précautions pour ne rien toucher, mais voilà que j’ai la mauvaise idée de tirer la chasse d’eau… A ce moment-là, une éclaboussure me gicle sur les mains et les avants-bras. L’HORREUR! Vite, je me jette sur le robinet pour me nettoyer…PAS D’EAU! L’HORREUR N°2. Tous les robinets sont à sec. (Donc imaginez le niveau sanitaire général, quand des centaines de personnes sont sur un bateau pendant 24 heures, et viennent aux toilettes sans pouvoir se laver les mains une seule fois).
Bref. je suis en état de choc et en état d’urgence. Je sors des WC les mains en l’air, et là, je me jette sur un staff en lui expliquant la situation. Il a l’air de comprendre mon état de panique, et me conduit aux toilettes privées des employés, où il y a des robinets et du savon. OUF! Après une 2ème désinfection au stérilium (meilleure invention de l’histoire du voyage), je me promets de ne plus rien boire pendant 24 heures.
Vient alors l’heure de dormir. Je pose le décor: au plafond, une lumière affreuse impossible à éteindre. A côté de nous, une famille avec deux bébés, en face, deux vieux qui fument des clopes, derrière eux, un groupe de jeune jouant de la guitare et chantant, derrière nous, une TV allumée avec une émission de chant. Il est minuit, nous sommes sur le point de passer une nuit d’exception.
Au petit matin, on se rend compte que l’on a survécu à la nuit. Vu l’odeur putride qui se dégage de ce dortoir, on se grouille de sortir sur le pont extérieur à l’air frais. On passera le reste du voyage assis sur un banc. On assiste au magnifique lever de soleil sur la mer, et on passe à côté d’une petite île déserte merveilleuse – “Sangeang Api”, selon notre GPS – recouverte de forêt, avec des volcans majestueux. Soudainement, un nuage de cendres jaillit d’un cratère et s’envole vers le ciel. On assiste à une éruption! Quelle chance!
Nusa Penida
On arrive à Denpasar vers midi. Un grab et un bateau rapide bien négocié plus tard, nous voilà sur l’île de Nusa Penida! On est crevé, et on se réjouit de prendre une bonne douche.
On décide de glander sur cette île une petite semaine, avant de quitter l’Asie pour de bon. Cette île est un petit joyaux de l’Indonésie, touristique mais sans que ce ne soit trop dérangeant; un endroit tranquille où il fait bon vivre. On aura un scooter pour la semaine, et je crois bien que l’on aura exploré absolument toutes les routes de l’île! Certaines sont en bon état, d’autres moins. On fera pas mal de “scootercross”, un vrai plaisir pour la colonne vertébrale. (Mais l’expérience nous aura appris que les pneus de scooters asiatiques sont increvables haha!)
Cependant, d’autres détails techniques – beaucoup moins importants selon les locaux – sont laissés à l’abandon (comme les phares ou les jauges d’essence par exemple). Un jour, on a la bonne surprise de tomber en panne sèche! Oh, joie! On laisse alors le scoot au bord de la route, et on remonte à pied. Là, on croise un type sur un chantier. Il ne parle pas anglais, mais on arrive à lui demander où on peut acheter de l’essence. Le monsieur prend alors son scoot et s’en va. Il revient quelques minutes plus tard avec un litre d’essence. Puis, il ramène Yorick à l’arrière de son scoot jusqu’à à notre scooter avec le précieux pétrole.
Yorick lui demande alors le prix de l’essence. Il lui dit que c’est 10’000 pesos (donc le prix habituel). Yorick lui offre alors un petit extra pour le service, mais ce dernier souhaite nous rendre l’argent! En revenant, il veut même m’offrir une bouteille d’eau – parce qu’on a “marché un moment” avant et parce qu’il fait chaud. C’est un plaisir de voir qu’il existe encore des gens si généreux, et pas souillés par le tourisme de masse. (Et c’est souvent difficile à trouver dans les coins touristiques en Asie.)
Les falaises de Nusa Penida
Un jour, on se rend au “Kelingking beach”. On ne s’attend à rien en venant ici, mais voilà que l’on découvre un endroit extraordinaire. Il s’agit d’une magnifique falaise qui tombe dans l’océan, offrant une jolie crique de sable fin incrustée dans le roche en contrebas.
Cet endroit semble complètement inatteignable, et pourtant, à notre grande surprise, il y a un “sentier” qui descend jusqu’à l’eau. Un sentier est un bien grand mot; ce sont des marches d’escaliers, puis de l’escalade sur un chemin hyper étroit et surtout très, très, pentu! La majorité des gens ne fait qu’une photo en haut et n’ose pas descendre (et c’est fou comme il y a du monde, là-haut!). Les aventureux ayant tenté l’expérience, on les croise dans leur montée. Ils ont l’air au bout du rouleau! Bon, ben il n’en faut pas plus pour qu’on relève le challenge!
On descend donc jusqu’à la plage. 40 minutes de descente en plein cagnard, tout de même! Bon, ben il faut pas avoir le vertige! Heureusement qu’il y a des barrières solidement ancrées dans la roche. La dernière partie, c’est de l’escalade (donc, pas besoin de dire à quel point il est difficile de croiser les gens qui remontent). Je précise que les gens en tongues font assez plaisir à voir.
En arrivant à la crique, on est impressionné par ces grandes falaises de roches et surtout, par la taille des vagues! La mer se déchaîne, certaines vagues font bien cinq mètres de haut, et elles s’entrechoquent dans tous les sens. Impossible de se baigner ici, c’est bien trop dangereux! Mais on peut tout de même se rafraîchir dans la grande écume blanche comme la neige. Quel endroit magnifique! La remontée sera moins difficile que la descente, surtout qu’il y aura beaucoup moins de monde. Bel effort!
Plongée avec les raies mantas
Oui on sait, on a eu déjà de belles surprises en croisant des raies mantas à Komodo. Cependant, ici, il y a un spot célèbre pour apercevoir ces géantes des mers. C’est une “station de nettoyage” de raies mantas. Je m’explique; il s’agit d’une petite crique où les mantas viennent se faire nettoyer par des poissons nettoyeurs. Il y en a donc presque tous les jours, et elles sont très peu farouches. On a voulu venir plonger ici lorsqu’on était sur Nusa Lembongan, l’île voisine, mais les conditions de navigations étaient trop mauvaises pour accéder au site.
Bon, ben maintenant qu’on est là, on serait con de pas le faire! 😉
Soit. On s’offre alors une sortie avec un club de plongée, et on ne sera pas déçu! A peine entré dans l’eau, on croise une première manta. Puis, une deuxième, une troisième…On en verra tout plein, et des énormes! Elles nagent tellement proche de nous qu’on doit parfois se pousser pour les laisser passer et éviter les collisions. Quel moment magique! Sous l’eau, on a le sourire jusqu’aux oreilles (et donc le masque plein d’eau). On est aux anges – malgré l’hypothermie proche. L’eau fait 20°C ici. Et dans l’eau, le corps se refroidit 25 fois plus vite que dans l’air à la même température. Heureusement qu’il y avait des mantas, si non je serais ressortie bien avant, haha!
On enchaîne avec une deuxième plongée, cette fois pour tenter de trouver le fameux Mola mola (poisson lune). On ne sera pas aussi chanceux cette fois-ci, mais c’est ça qui est chouette avec la plongée. On ne peut rien planifier, et les surprises sont d’autant plus incroyables! C’est un océan, pas un aquarium.
On passe une super semaine sur Nusa Penida, à explorer les plages et les points de vue sur les falaises. Notre guest house est simple mais bien, et surtout c’est calme. Sur cette île, il y a aussi plein de petits restau, c’est vraiment chouette. On retournera plusieurs fois au “Kekinian”, petit café mignon avec de la bonne nourriture. Bref, cette île, c’est une jolie manière de terminer notre aventure en Asie.
Le 13 août 2019, nous prenons le bateau, puis un grab, direction l’aéroport. Nous vivons nos derniers instants en Asie! On a vraiment adoré ce pays qu’est l’Indonésie. Tellement grand et diversifié, on en a pas vu la moitié! On y trouve des gens supers détendus et très souriants – les plus souriants d’Asie selon nous ;-). C’est un pays très sûr où tout est facile. Lorsque l’on sort un peu des sentiers battus, on rencontre des personnes vraiment très chouettes et respectueuses. Mais même dans les endroits touristiques, les gens sont assez cools. Par exemple, les vendeurs de rue ou les taxi drivers ne sont pas trop insistants (et ça, c’est un vrai plaisir).
Ici, les gens ont une culture très marquée et bien différente d’une île à l’autre. On a aimé voir les balinais en tenues traditionnelles. Qu’est-ce qu’ils sont beaux, les gens ici! Les hommes portent une sorte de paréo jaune et un petit turban, les femmes un joli pull blanc à dentelles avec une ceinture colorée. Et tous ces paniers d’offrandes qu’il y a absolument partout! C’est trop joli. Il y a des mini temples dans chaque maison, et les gens prennent beaucoup de soin à tout décorer avec des plantes, des fleurs, des statues…
Dans toutes les autres îles – qui sont majoritairement musulmanes – les gens aussi portent souvent les vêtements traditionnels. C’est chouette de voir toutes ces traditions ancestrales encore bien vivantes, et surtout, de voir les religions qui cohabitent entre elles.
On a beaucoup vadrouillé en scooter, (comptez environ 4 CHF par jour pour la location) appris le surf, joué les vrais touristes, et plongé dans des fonds marins extraordinaires. On a apprécié les logements chez l’habitant, toujours propres et confortables, pour environ 10 CHF la nuit! Pas cherrrrrrrr. La nourriture était pas mal. Mention spéciale pour les currys à la noix de coco.
Autrement, on a goûté aux fameux nasi goreng (riz sauté aux légumes, oeufs avec parfois du poulet), Ayam betutu (poulet avec une sauce citronée), gado gado (sauce à la cacahuète), tempeh et tofu (soja). Enfin, dans les endroits touristiques, on a eu droit à de bonnes comme de très mauvaises surprises niveau bouffe occidentale (ça nous apprendra à vouloir manger des pâtes en Asie.)
Ce qu’on a moins aimé, ce sont les “prix à touristes” démesurés dans les coins touristiques, (normal, vous me direz), les arnaques du type “guide obligatoire” alors que ce n’est vraiment pas indispensable dans ces endroits, et ce visa qu’il faut payer deux fois. Aussi, il faut éviter le Sud de Bali en haute saison, ou alors, comme nous l’avons finalement fait, chercher les endroits moins fréquentés dans le Nord ou dans les îles de l’Est.
Côté culture, on aura appris quelques mots en behasa indonesia: sato, dua, tiga, ampat, lima (1,2,3,4,5), Terimah Kasih (merci), sama sama! (de rien), enak sekali! (c’est délicieux), saya tidak tertarik (je ne suis pas intéressé 😉 ), et, le plus important, BAGUS! (bien! servi à toutes les sauces.)
Après 48 jours en Indonésie (69, pour ma part, en comptant mon volontariat à Sulawesi), il est temps pour nous de poursuivre notre voyage. Nouveau continent, nouveau départ, Amérique du Sud nous voilà!